La lettre du Médiateur – n°3 (11 mars 2018)

Vous l’aurez sûrement remarqué, le format de la page du médiateur a sensiblement été modifié par rapport aux semaines précédentes : en effet, la précédente page permettait de voir les participants qui avaient saisi le médiateur – sans dévoiler le contenu de leur réclamation – et, dans un souci de préserver l’anonymat de ces participants, a été fait le choix de masquer cette rubrique. Le système de saisine du médiateur n’a, quant à lui, aucunement changé dans son fonctionnement. 

Entre le 26 février et le 5 mars, six réclamations m’ont été adressées, sur des questions sensiblement équivalentes à celles abordées dans les lettres précédentes. Pour mémoire, les deux premières lettres sont consultables en ligne. 

Une première remarque technique formulée par un participant signalant à juste titre que le moteur de recherche était défectueux – ne permettant pas d’aller au-delà de la deuxième page. Je remercie ce participant pour sa vigilance, et j’ai expressément demandé au développeur du site de remédier à ce dysfonctionnement.

Au sujet de la consultation en ligne : concernant la question du « dépouillement » des arguments – pour reprendre le mot du participant, je rappelle que tous les arguments seront pris en compte, dans une perspective qualitative et non quantitative : les arguments mal classés seront dont reclassés et l’ampleur des « pour » ou des « contre » n’aura pas d’impact dans la synthèse et ne sera donc pas un facteur d’influence. De même, je rappelle à ceux qui souhaiteraient avoir des questions fermées, comme « souhaitez-vous que… » ou « pensez-vous que… », que ce site cherche précisément à ne pas être une sorte de sondage et qu’il s’agit avant tout d’argumenter en faveur ou contre une proposition qui n’appelle pas, dans sa formulation, à une réponse binaire, affirmative ou négative. 
Enfin, certains s’insurgent que les propositions initiales du site web semblent aller systématiquement dans le sens d’une évolution de la loi et non d’un renforcement des interdictions. La remarque est, à certains égards, pertinente. Toutefois, cela ne me semble pas poser de problème quant au bon déroulement du débat dans la mesure où les participants peuvent créer des propositions et que ces propositions, ainsi que les réponses qu’elles susciteront, seront prises en compte dans le rapport de synthèse au même titre que les propositions initiales.

Enfin, la question de la modération semble de nouveau cristalliser un grand nombre de tensions parmi les participants. Certains ont même souhaité l’exclusion de la plateforme d’un participant, en raison de ses attaques nominatives répétées, bien que systématiquement modérées. Ce dernier n’a néanmoins plus été actif depuis une semaine, et de fait son exclusion ne me semble pas, à ce jour, nécessaire. Cela dit, je tenais à signaler que ce même utilisateur m’avait saisi la semaine précédente, pour dénoncer les propos de ceux qui réclamaient aujourd’hui son exclusion. De la même façon, une réclamation m’a encore été adressée pour signifier que la modération empêchait le bon déroulement des débats, jugée trop permissive. Compte-tenu de ces réclamations à répétition, j’ai demandé au prestataire de me fournir un échantillon de contributions signalées afin d’affiner son travail de modération et permettre de résoudre ces problèmes qui, me semble-t-il, ne doivent en aucun cas compromettre la réflexion éthique de chacun.

Le Médiateur